À propos de l’artiste

Quelques mots sur mon parcours et sur ce qui guide mon travail aujourd’hui.

Je m’appelle Roman Golovachev-Bessonov et je travaille sous le nom de ROGB ART. La peinture fait partie de toute ma vie d’adulte. C’est une manière de donner du sens à ce que je vois, à mes souvenirs et à ce que je ressens.

Je vis et travaille au Portugal. J’ai auparavant vécu au Monténégro, en Russie et en Mongolie, et je suis né en URSS, dans la ville de Novossibirsk. Chacun de ces lieux a laissé en moi sa propre lumière et a, à sa manière, influencé mon travail.

J’aime dessiner depuis l’enfance. À l’école et à l’université, mes cahiers étaient remplis de croquis. À l’école, je réalisais de grandes affiches pour les fêtes du Nouvel An et j’illustrais les journaux muraux. Puis je me suis peu à peu éloigné du dessin, avant qu’un besoin intérieur ne m’y ramène et ne me pousse à recommencer, avec une nouvelle expérience de la vie et de nouvelles idées. Au fil des années, mon travail a développé son propre langage visuel et a progressivement rejoint des collections privées. Aujourd’hui, mes peintures se trouvent dans des collections en Russie et en Europe, tandis que je poursuis mon travail dans mon atelier à Lisbonne.

L’artiste dans son atelier, tenant une peinture acrylique achevée
à l’atelier

Ce qui anime mon travail

L’espace occupe une place importante dans mon travail, tout comme la manière dont la lumière, le temps et la mémoire modifient notre perception d’un lieu. Je souhaite créer davantage qu’une simple atmosphère, que tant d’artistes savent exprimer dans leurs tableaux. Je veux que mes œuvres ne se dévoilent pas immédiatement, mais retiennent le regard, invitent à s’arrêter et à réfléchir, puis à revenir, peut-être avec d’autres pensées et d’autres idées.

Le point de départ

Chaque tableau naît d’une idée et de mon état d’esprit. Il peut être déclenché par un voyage récent, un son, un aliment, une odeur, le vent, ou simplement une image qui ne me quitte pas. Je n’aime pas répéter la même idée ni me perdre dans ses innombrables variations. Pour moi, ce serait m’arrêter et piétiner. Une émotion, un nouveau tableau. Et il ne sera jamais reproduit.

Mes œuvres sont l’énergie que je puise en moi et que je dépose sur la toile.

— Roman Golovachev-Bessonov

De la Sibérie à l’Atlantique

La géographie de mon parcours artistique n’est pas une chronologie stricte, mais l’histoire des lieux où je suis né, où j’ai grandi et découvert la vie : une histoire de lumière et d’impressions qui ont façonné mon langage visuel.

  1. Novossibirsk

    Sibérie occidentale, Russie

    Je suis né ici, mais je n’y ai pas vécu longtemps. Avec mes parents, nous avons déménagé en Sibérie orientale. Plus tard, ils sont revenus à Novossibirsk et je leur rendais parfois visite.

  2. Irkoutsk

    Sibérie orientale, Russie

    C’est ici que j’ai grandi, étudié à l’université et travaillé. Des hivers longs et interminablement glacials : pendant presque la moitié de l’année, seules deux couleurs apparaissaient derrière la fenêtre, le gris et le blanc. Mais le lac Baïkal était tout proche, un lieu unique d’une pureté et d’une énergie extraordinaires. Et malgré le froid, le soleil et la lumière y sont abondants.

  3. Oulan-Bator

    Mongolie

    Une période de contrastes saisissants : le vent constant, la poussière du désert de Gobi, le ciel immense et les steppes sans fin. C’est ici que j’ai commencé l’école, et ces années en Mongolie sont restées gravées dans ma mémoire.

  4. Monténégro

    Les Balkans

    Ici, la palette et le rythme ont changé. C’est un pays de montagnes et de mer Adriatique, de personnes de grande taille et d’émotions vives, de neige et de palmiers, de vent et de chaleur.

  5. Lisbonne

    Portugal

    C’est ici que se trouve mon atelier. C’est mon nouveau chez-moi. L’air y est merveilleux, le climat doux, et le soleil et la chaleur sont au rendez-vous. Je m’y sens à l’aise, en sécurité et en paix.

Grande peinture acrylique sur toile représentant Lisbonne, avec un pont suspendu rouge et des façades couvertes d’azulejos

Œuvre récente

Lisbonne est mon nouveau chez-moi.

Pour moi, Lisbonne est ainsi : chaleureuse, lumineuse, pleine d’atmosphère, imparfaite, très ancienne et riche d’une grande histoire. Elle est couverte d’azulejos, possède un célèbre pont qui rappelle celui de San Francisco et des tramways qui gravissent les collines. Voici mon portrait de la ville et ce qu’elle m’inspire.

Matériaux et méthode

Je travaille presque exclusivement à l’acrylique sur toile. Elle sèche rapidement et me permet de préserver la première sensation sans alourdir l’œuvre de retouches inutiles.

Les outils dépendent du tableau. Je travaille parfois avec des pinceaux et un couteau à palette, parfois avec mes mains, du fil de coton, du tissu, des herbes sèches et d’autres matériaux naturels. Je veux que la surface soit ressentie non seulement par le regard, mais presque physiquement.

Lorsque je sens que je ne peux plus améliorer un tableau, je m’arrête. C’est un signal intérieur. Voilà, il faut s’arrêter. À partir de cet instant, le tableau vivra sa propre vie.

L’artiste au travail dans son atelier, tenant une palette et un pinceau
AU TRAVAIL SUR LES TABLEAUX

Merci de découvrir mon travail.

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